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Qui Je Suis

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  • : Detout & Derien dans ce monde en cool-heure, un signe, des maux, avant que ma mémoire ne s'affaisse ou que mes yeux ne s'effacent...
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 22:45

Je viens d'une autre planète. Elle n'est pas bleue comme celle qu'on appelle la Terre, elle ne se trouve même pas dans le système solaire. J'ai parcouru des années-lumières.

C'est elle qui m'a appelé. C'est elle qui m'a façonné, elle qui m'a créé, elle qui m'a coloré. Dans son monde je n'existe pas en tant qu'être perceptible, elle ne me voit pas même si elle est très sensible.
Elle m'a voulu bleu, comme la couleur de sa planète ; paré de diamants, sur le corps et la tête. Comme autant de larmes et de tourments. Plus elle me pense plus je me dessine. Moins je suis flou plus je m'affine.

Bientôt elle me portera en elle, bientôt je ferai partie d'elle.

Je l'emporterai alors, je l'emmènerai telle un trésor, je l'enlèverai à son corps. Elle entrera dans le monde des aurores.

Kaléïdos-Coop
Image de la semaine du 7 janvier 2013

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 23:10

Ma fantaisie non militaire à moi c'est découter Madame qui ne rêve pas à la belle au bois dormant mais qui attend sagement que 2043 arrive, dans son pull angora et la tête dans la nuit étoilée, le regard tourné vers les plaines. Au loin, très loin, un train qui passe et qui emmène les passants vers le pays des matins calmes.

Je t'ai découvert petite, je t'ai aimé grande. Toi le poète, l'écrivain, mon inspirateur, le musicien qui m'emportait des heures. Toi dont les mélodies ont donné relief à mes maux et des mots à ma douleur.

Aucun express ne m'emmènera vers la félicité car j'ai suivi tes pas, et c'est toi qui m'y as portée.

Kaléïdos-Coop
Image de la semaine du 17 décembre 2012

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 21:46

Assis sur un banc, il est seul. Plus avachis qu'assis, sa tête pend sur son buste, il dort. Son visage est masqué par un chapeau.

Qui est-il ? D'où vient-il ? Comment est-il arrivé là ?
Qui attend-il ? Qu'est-ce qui l'a épuisé au point qu'il ne peut que se reposer ?

Je le regarde et j'imagine une longue marche sous le soleil. Un travail physique pénible. Une vie de labeur, de sacrifice, et pourtant heureuse. Une vie faite de plaisirs simples obtenus à la force de son poignet et de sa volonté. Une vie faite de bonheurs doux.
Un mariage heureux. Des enfants radieux.

Petit à petit, les enfants sont partis. Son amour aussi.

Alors il s'est assit là, car il était fatigué. Il s'est endormi, car il était fatigué. Il n'avait plus la force de continuer.

Il est mort. Car il était arrivé.

Kaléïdos-Coop
Image de la semaine du 19 novembre 2012

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 20:07

Quand je serai grand, je ne serai pas président.
Quand je serai grand, je serai un artiste. Je serai violoniste.

Je parcourerai les chemins, mon ami sur mon épaule, je ne porterai que lui et il m'ouvrira toutes les portes devant moi. Les hommes m'admireront, les femmes se pâmeront, les enfants me suivront, les animaux même seront touchés par mes sons.
Mais ce ne seront pas les miens mais les siens. Dans ses mains, mes doigts courront agiles sur les cordes et je ne contrôlerai plus rien. Nous ne serons plus qu'un et nous ferons entendre son cri, mon silence, nos complaintes.

Nous arracherons des larmes aux pierres, nous ferons frissonner les morts et se lever les tombeaux. Nous jouerons toujours plus loin, plus fort, plus haut.

Et ses cordes enlaceront mon coeur tandis que ses éclats brisés giseront sur la chaussée.

Kaléïdos-Coop
Image de la semaine du 5 novembre 2012

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 22:42

Maintenant je te demande de fermer les yeux et de te relaxer.

(Elle feme les yeux).

Lorsque les yeux sont ouverts, ils regardent l'extérieur, lorsqu'ils sont fermés, ils sont tournés vers l'intérieur.
Je veux que tu te concentres sur les sensations de ton corps : tes mains posées sur tes genoux, le souffle qui parcourt ton corps, de la pointe de tes pieds jusqu'à la racine de tes cheveux. Ainsi, tu peux te relaxer davantage encore. Pense aux muscles de ta nuque qui se détendent. Pense aux muscles de ton visage qui se détendent. Pense aux muscles de ton dos qui se détendent. Et ainsi, tu se sens encore plus relaxée. Concentre-toi sur ta respiration. Sens l'oxygène qui entre par ta bouche, descend jusqu'à tes poumons et va jusque ton coeur. Sens ta poitrine qui se soulève.

(Son souffle se ralentit).

Tu es maintenant complètement détendue. Et tu visualises une colline, que tu es en train de descendre. Ni rapidement ni lentement, à ton rythme, tu descends cette colline. Tu sens l'herbe que foulent tes pieds. Tu sens l'air qui te caresse le visage. Tu sens tes jambes qui font les efforts nécessaires pour que tu descendes cette colline.
Au pied de cette colline, se trouve un chemin boisé. A ta droite ou à ta gauche. Là où tu le vois. Ni loin ni près, mais à une certaine distance. Lorsque tu visualises ce chemin, je voudrais que tu me le signales en levant l'index.

(Elle soulève son index droit).

Tu visualises ce chemin boisé et tes pas t'y portent doucement. Ni trop vite ni top lentement mais à ton rythme. Tu es à l'orée de ce chemin. Maintenant je voudrais que tu me dises ce que tu ressens. Tu peux parler.

(Elle parle. Sa voix est basse et lente.
Elle se sent bien. Elle est curieuse de ce chemin, elle sent qu'il y a là-bas au bout quelquechose qui l'attend. Elle sent qu'elle se trouve là où elle doit être).

Bien bien. Si tu sens bien alors tu commences à marcher sur ce chemin. Tu regardes les arbes qui t'entourent, tu entends les insectes qui font mille bruits, tu sens le craquement de la mousse sous tes pieds.
Qu'est-ce qu'il y a au bout de ton chemin ?

(Elle répond.
Il y a un arbre au bout son de chemin).

Comment est-il cet arbre ? Est-ce qu'il est couvert de feuilles et de fleurs ? Est-ce que c'est un arbre fruitier ?

(Elle répond à nouveau.
Ce n'est pas un arbre fruitier. C'est un arbre dénudé, tordu, vieux. Il est là depuis des siècles et il sera là encore des siècles. Il lui fait penser aux arbres présents dans le monde de Tim Burton. Il est sans feuilles, sans fleurs. Comme à l'automne ou au début de l'hiver. Il porte sur lui les marques du temps : les insectes qui l'ont mangé un peu, ceux qui y ont résidé, les oiseaux qui lui ont rendu visite. Le vent qui a dénudé ses branches, la pluie qui a battu contre son tronc, le soleil qui a fait pousser ses racines. On ne les voit pas, ses racines, mais elles sont là, on les sent. On sent que l'arbre est ancré et qu'il est relié à la Terre).

Qu'est-ce que tu ressens quand tu contemples cet arbre ? Est-ce une sensation agréable ou désagréable ?

(C'est une sensation agréable. Elle sent qu'il est bon. Comme un ami).

Puisque tu sens que cet arbre est bon, tu t'en approches maintenant. A ton rythme. Et tu lèves un bras pour le toucher et tu poses ta main contre son tronc.
Qu'est-ce que tu ressens maintenant que tu touches cet arbre ?

(Elle n'a plus de mots, plus de paroles. Les larmes parlent pour elle. De grosses larmes, de vieilles larmes, qui étaient là, enfouies depuis des années et qui attendaient leur moment pour sortir et s'écouler enfin. Après plusieurs minutes d'un chagrin déchirant qui finit par s'épuiser, elle parvient à parler.
C'est comme un ami qui l'attendait depuis des années, qu'elle a enfin retrouvé. Une reconnaissance infinie, mutuelle).

Il ne dit plus rien mais il l'écoute. Il écoute le dialogue silencieux qui s'établit entre eux. Intérieurement, il est heureux de l'avoir aidée à marcher sur son chemin.

Kaléïdos-Coop
Image de la semaine du 22 octobre 2012.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 18:30

Sans mon Smith, je ne suis plus Wesson.
Il est comme mon ami, un morceau de ma personne.
Avec lui je me sens plus fort. Avec lui je n'ai pas peur de la mort.
Il est comme un frère pour moi, il est toujours là.
Il me défend au coeur des combats.
Il est mon oeil, ma main, mon coeur.
Il est mon esprit vengeur.
Dans un accès de lucidité, j'ai voulu le quitter.
Par excès de vanité, je ne l'ai pas abandonné.

Ma femme dit que je le préfère à elle.
Mais elle ne comprend pas qu'il fait partie de moi.
Ma conscience pense à quoi bon cette violence ?
Mais elle ne parvient pas à me faire baisser le bras.

Un jour j'ai tué. C'était un accident. Je suis innocent. C'est lui qui a tout fait.
Et demain à l'heure où les horloges carillonnent, je serai pendu.

Sans mon Smith, je ne serai plus Wesson.

Kaléïdos-Coop
Image de la semaine du 8 octobre 2012

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 05:01

Petit homme blanc, bienvenue ici, je te souhaite d'être mon ami.
Petit homme blanc, ne crois pas ton pays, tu n'es pas un ennemi.

Dépose tes armes, laisse donc couler tes larmes et viens te réchauffer au creux de nos vertus.
Mais c'est la guerre ! nous dis-tu, mais au fond de toi tu n'y crois plus, et tu n'y a jamais cru.
La guerre est une chose réservée aux militaires, toi, qu'es-tu ?

Tu es un.
Je suis nous. Nous sommes tous.
Tu t'es tu, tué, capitulé, abandonné.

Petit homme blanc, tu ne retourneras pas à ton ancienne vie.
Petit homme blanc, dis adieu à ta mère patrie.

Laisse l'autre côté de l'océan aux plus grands,
Viens t'en nous rejoindre, enfant,
Deviens des nôtres, mari, père, amant, aimant.

Nous vivons dans le partage,
Nous léguons un héritage,
Nous donnons, nous aidons, nous sommes sages.

Petit homme blanc, ne fais pas l'histoire,
Petit homme blanc, oublie la gloire.

Tu ne sais plus pourquoi tu te bats,
Tu portes des cadavres à bout de bras,
Tu n'avances plus pas à pas.

Entre dans la lumière,
Ecoute et savoure les plaisirs de la Terre,
Échappe-toi, fuis cet enfer.

Le petit homme blanc, de guerre lasse,
en oublia qu'il était blanc, et célébra l'action de grâce.

Inspiration : Fantaisie Militaire d'Alain BASHUNG,
La Guerre de LA TORDUE.

Kaléïdos-Coop
Image de la semaine du 24 septembre 2012

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 18:15

... ou Madame, pardon, mais vous êtes tellement belle.
N'y voyez pas là l'effronterie d'un vieil homme mais plutôt la douce folie d'un simple bonhomme. Quand je vous regarde et que je vois cette moue boudeuse, cette mine joyeuse, ces lèvres rieuses, ces joues moqueuses... capricieuse ?! Vous ?! vous me semblez si attachante... et au moins autant exaspérante !
Non non ne fuyez pas, je vous en prie tournez-vous vers moi, mes mains vous supplient, prenez-moi dans vos bras ! Que dis-je ! Effronterie que nenni, folie vous disais-je, je n'y peux rien, je suis tombé dans votre piège, ma dame, ma mie, ma douce, mon amie... mon amante. Désespérante !
Non pas futile mais volatile, vous n'êtes déjà plus là tandis que j'écoute résonner l'écho de vos pas. Vous êtes la grâce, incarnée, la déesse de me pensées, la reine de ces planchers !

Vous êtes le clou du spectacle, acceptez je vous prie ce billet doux...

et laissez-moi m'en retourner loin de vous.

Kaléïdos-Coop
Image de la semaine du 3 septembre 2012

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 23:50

L'envie d'écrire, encore et encore.

L'envie de partager, d'être stimulée, d'échanger, d'accéder à cette porte ouverte vers leurs autres pensées, vers leurs mondes éloignés, vers leurs cerveaux encombrés, de mots, de maux, d'images volages, d'images sages, de fantasmes, fantaisies, rêveries.

Les lire encore, les parcourir, découvrir leurs trésors.

Apprendre à les connaître, les oublier puis les reconnaître, leur donner l'envie de se retrouver après s'être si longtemps évadés.

Et si on recommençait l'aventure ? Et si on repassait un coup de peinture, on changeait la toiture, on retapissait les murs... Et si on revivait les joies et les peurs, les drames et les pleurs ?

Et si on se remettait... ensemble.

 

À eux

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 12:21

Après des mois d'une interminable attente, la nouvelle était là et enfin là : elle allait avoir un bébé. Ce ne pouvait être plus beau cadeau que celui que l'on appelle un "don de Dieu".
Les semaines et les mois passaient et le bébé grandissait. Déjà on pensait au futur prénom, déjà on savait que c'était un garçon, déjà on l'imaginait jouer avec un ballon.
Les vacances d'été arrivaient enfin, un repos bien mérité, le début d'un long congé, le rapprochement vers la fin. On était près de la vérité et trop près de cette fin.
Tellement près qu'il ne fut plus rien.

Une visite explosive, une routine abrasive, des paroles trop vives. Une réalité impossible à avaler, quelquechose de pas digéré, une trop grosse monstruosité, pas à moi pitié ! Et pourtant si, une indéniable réalité : elle a perdu le bébé.

A toi mon enfant qui ne naîtras pas,
A toi mon bébé que je ne tiendrai pas dans mes bras,
Je te donne mes larmes, paroles non exprimées,
Je t'offre mon Amour et toutes mes pensées.
Ouvre la porte et entre dans la lumière,
Que les Anges te portent loin de l'Enfer,
Je te rejoindrai là-haut quand je serai devenue poussière.
Je t'aime mon enfant d'un amour de mère.

A Alexandra

Kaléïdos-Coop
Image de la semaine 5 septembre 2010.

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