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Qui Je Suis

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 18:22

Dimanche, j'ai pleuré pour moi. À moins de dire que j'ai pleuré sur moi-même ?
C'était la première fois je crois. Je n'ai pas laissé sortir le cri mais j'ai laissé échappé les sons et la douleur. J'ai écouté ce que m'avait dit le thérapeute, j'ai essayé de ne - presque - rien garder.
Je me suis allongée sur une pierre, j'ai regardé le ciel bleu et les nuages et j'ai laissé ma détresse s'exprimer. Les gens ne pouvaient pas me voir, ils pensaient que je rêvais.

Pourquoi ces larmes ? Difficile à dire, impossible à définir. Un foutu mélange d'émotions, un chaos de sensations.
La tristesse et le chagrin, mes incontournables.
La culpabilité, un soupçon, comme de juste.
La honte ? Hum, pas sûre. Le dépit ? Non. Je ne sais pas décrire cette émotion. C'est celle que l'on ressent lorsque petite, on se fait juger gronder par les parents. On baisse la tête, vaincue et abattue, on pleure, mais au fond de soi, on sait bien qu'on est pourtant dans le vrai et la raison. Alors pourquoi ?
La peur ? Peut-être. Il faudrait creuser.

J'y ai mis le temps. Je ne suis pas partie trop vite, j'ai attendu sagement que ça se termine. Quand la source s'est tarie, il y avait comme un vide qui s'était enfin évaporé, qui avait disparu à l'intérieur de moi.

Pour la première fois, je me suis sentie réellement sereine après avoir pleuré.
Comme quoi, il est vraiment bon de laisser les larmes couler.

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 07:11

Un bourrelet qui dépasse et l'on se sent Grâce, un morceau de peau quand on voudrait l'avoir sur les os.
Ce dégoût et cette haine de soi, mêlés de désespoir, poussent certains à boire, d'autres à manger.
Que dis-je ?!
Dévorer, avaler, gober, bouffer, engloutir, se remplir jusque déborder... et s'avilir.
La honte s'abat et sonne l'ère de la culpabilité.
On se jure on se promet, de ne pas recommencer, on fait appel à toute sa volonté, on se force à se motiver... et on retombe dans ces excès.
Le cercle tourne encore.

Manger pour oublier qu'on a cédé, manger pour se dégoûter, manger jusqu'à s'étouffer. Se haïr de manger et manger pour se haïr. Et pourquoi pas se faire vomir.

Les supplices des temps passés sont devenus les artifices des pires excès.

Le cercle cesse et l'on se cache. Lâche, on se dissimule, à soi, aux autres. Tout va bien même si on simule, si on fait mine de rien.
Au dedans pourtant la bataille fait rage et le combat nous détruit. Plus d'un aura rêvé de fuir sa vie. Plus d'une aura souhaité s'enfuir dans l'oubli.

Le cercle reprend, insidieusement. Il tourne à l'envers, l'équilibre se perd, de la boulimie on plonge dans l'anorexie.
L'une dans l'autre ennemies, l'une et l'autre enfers de nos vies.
Les courses, les repas, tortures de l'esprit, la famille, les amis, qu'il est donc loin le Paradis !
On voudrait en finir, on voudrait guérir, on voudrait ne plus souffrir.

Accepter ce corps et ne rien voir en trop.
Ne pas être mort, se voir beau.
Cesser les querelles avec son enveloppe charnelle.
Se donner le droit d'exister.
Simplement... s'aimer.

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 15:03
Les yeux sont lourds et la tête tombe, des coups sourds explosent telle une bombe, l'esprit fatigué se traîne péniblement, le corps esseulé avance à pas lents.
Mon royaume pour un lit !
Qu'il soit grand ou petit, qu'il soit dur ou ramolli, qu'il soit vide ou empli, peu importe, je suis sans énergie, je dois recharger les batteries.
Je voudrais m'assoupir, m'endormir, dormir une entière nuit au royaume des esprits.
Je voudrais m'allonger, me délasser, me relaxer intégralement dans un monde sans lumière et sans bruit.
A ce point d'ennui, même sur un canapé j'accueillerais Morphée.

L'heure a sonné !
Et je vais me coucher.
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 16:33
... Marteau et comme Migraine ;

ou comme cette ritournelle qui pulse dans ma tête la cadence des battements de mon coeur qui a changé de place et migré vers le ciel ;
ou comme cette lumière qui me traverse les yeux et transperce mon crâne et m'illumine de l'intérieur où il fait jour même en pleine nuit d'hiver ;
ou comme ce long et lancinant vertige qui me berce et me balance dans tous les sens jusqu'à ce que j'en perde mes côtes et mes côtés dans une nausée tourbillonnante ;
ou comme ce bruit sourd qui emplit mes oreilles et résonne, sonne et carillonne mais jamais ne m'abandonne ;

M comme enfin cette morsure mangeuse de moelle et de maux mais pas de mal de mots.
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 21:55
Il est de ces soirs
où sans savoir
pourquoi l'humeur est noire
ou presque, grise peut-être ?
Ces soirs où sans savoir
pourquoi on est énervé,
usé, blasé,
désabusé
ou simplement fatigué.
Sans savoir
pourquoi on s'en prend à soi,
à l'autre, à sa moitié,
à son autre moi,
à celui qui est juste à côté.
À cet autre être.
On se déteste,
on se hait,
on se déleste,
on se défait.
Pourquoi
ne pas plutôt faire
comme le Père
Noël et remplir sa hotte
mais la laisser
à l'entrée
de sa grotte ?
Se vider
des pensées,
se libérer
du noué,
ne plus se sentir frustré,
énervé,
usé, blasé,
désabusé,
mais juste fatigué.
Comment évacuer ?
Je crois que j'ai trouvé.

Et ses larmes furent comme des perles de cristal inondant ses joues,
rendant l'image floue
et le coeur doux.
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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 16:47
J'ai lu quelque part* il y a longtemps que les migraines étaient des moitiés de graine en recherche de leur âme soeur perdue.
Je me suis bien renseignée auprès de mes parents, pourtant, point de demie-graine. A travers les années, c'est possible quand même?
A moins qu'elles ne soient issues de lointains souvenirs de tortures infligées à l'étau pour ouvrir la tête, je ne comprends pas.
Faut-il cesser de Panser pour cesser les migraines ?

Ces pulsations qui donnent l'impression que le coeur est monté d'un étage et qu'il bat la cadence du jumeau disparu, ces points de pression qui saisissent les tempes et les perforent vrillament, ces bruits trop forts, ces lumières trop aveuglantes, cet équilibre qui perd pied et fait regretter de ne pas être marin, cet estomac qui se vide à l'envers et ce boum boum pow comme un marteau sur un lingot...

*Le quelque part se trouve ici, dans L'empire des anges parce que la fiction n'est jamais très éloignée de la réalité, ça vaut le coup de tête de se poser la question.
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