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Qui Je Suis

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 21:12

J'ai couché avec un autre homme.

Autre que qui ? Que mon mari. Non pas qu'il m'appartienne mais c'est l'homme auquel je suis mariée.

Et pourquoi on dit coucher d'abord ? Pourquoi pas « faire l'amour » ? On fait l'amour avec son mari mais on couche avec son amant. Je me demande si ce n'est pas plus souvent le contraire...

J'ai fait l'amour avec un autre homme.

C'était enivrant, envoûtant, bouleversant.
Son souffle me caressait à peine que j'en frémissais de plaisir. Ses mains me frôlaient que j'en tremblais de désir.

J'ai expérimenté ce qu'est un contact électrique. À chaque rencontre de son corps vers mon corps, je frissonnais. Est-ce ce qu'on appelle un coup de foudre ?

Son regard posé sur moi me déshabillait, sa bouche entrouverte m'aspirait, son coeur ouvert m'appelait. J'avais la sensation de respirer pleinement, de voir totalement, de sentir entièrement. Comme si mes sens avaient été atrophiés et rendus à néant auparavant. J'avais l'impression d'exister. Une renaissance.

Il a laissé monter l'envie, nous envahir.
Il a laissé s'exprimer la passion, nous posséder.
Il nous a laissés nous abandonner, jouir.

Mon corps s'en souvient encore. Ces ondes de plaisir extrême, arrivant par vagues, et comblant ce vide qu'est le désir. Le désir, c'est comme un trou qui vous aspire de l'intérieur, et plus la jouissance est puissance, plus cela vous pénètre d'abord, vous submerge ensuite, vous terrasse enfin.
Telle une tempête qui dévaste tout et vous inonde des pieds à la tête. Est-ce parce qu'il était gay ? Est-ce parce que je ne savais plus qui j'étais ? Est-ce parce qu'ensemble, nous n'étions ni homme ni femme, mais un(i) ?

Il m'a dit qu'il m'aimait, je ne l'ai pas cru.
Je ne voulais pas le croire.
J'avais découvert la révolution, je ne voulais plus que l'évolution.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 15:23

Le voilà qui revient, ce sentiment bien connu. Que n'avait-il pas disparu !

Il y a d'abord ces sanglots étouffés, coincés dans la gorge. Il y a ensuite ces larmes refoulées, perlées au coin des yeux. Il y a enfin ce cri silencieux, qui s'éteind au fond des tripes. Il y a cette tornade au fond de soi, qui tourne et dévaste, creusant un abîme toujours plus profond, empli de tout : désespoir, tristesse, chagrin, honte, errance, souffrance.

Il y a la fatigue et la migraine, belles excuses mais non moins réelles.

Et puis il y a... quoi ? Qu'est-ce, tout au fond du gouffre ?

J'avais envie de plonger. Ça tombe bien, il va falloir y retourner.

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 22:35

Je voudrais déjà être là, à cet instant. Une petite robe de coton sombre, un gilet tricoté à la main par-dessus, qui me tient chaud et me donne cet air un peu bohème.
Assise dans mon rocking-chair, devant cette baie vitrée, le regard tourné vers les plaines désertes dans la nuit étoilée. La tête toujours pleine de rêves et le corps entier de souvenirs, de cette vie. Aucun remords, aucun regret, la joie d'avoir vécu, connu, aimé, pleuré. La sagesse d'être toujours restée fidèle à moi-même. Les drames d'avoir perdu, les larmes d'avoir rompu.
Un peu de mélancolie, un soupçon de douce folie. Et la présence de mon éternelle amie.

La solitude.

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 14:27

J'ai pas compris. J'étais là, tu étais là, on était là chacun d'un côté de la porte de nos mondes. Et puis il y avait cette tempête, toute cette neige et ce vent qui hurlait aux oreilles, je ne voyais plus rien, je n'entendais plus rien, je tombais dans le white out. J'avais trompé mes sens, oublié mon essence et j'étais perdue. Et tu es apparu. Tu m'as recueillie, soignée, protégée. Est-ce que tu m'as aimée, aussi ? Je m'étais jetée au néant, je m'étais tapée contre tes murs et je me suis cognée dans tes bras. J'ai décollé, je suis tombée. Tu m'as rattrapée. Est-ce que je t'ai sauvé, aussi ?

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 22:26

"Wherever you are
it is your friends
who make your world".

William JAMES
Psychologue et philosophe américain

Quotable cards in Portland (Or), USA.

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 23:59

J'aurais voulu t'aimer jusqu'à me haïr, jusqu'à te haïr de m'aimer si fortement.
Toi l'enfant du siècle passionné, moi la dame presqu'âgée, usée, fatiguée.
Je nous lisais, nous découvrais et nous imaginais.
Je te cherchais, je te voulais. Je te rêvais et te désirais.
Je nous vivais amoureux éperduemment, à se déchirer infiniment.
À se quitter, jamais.
Mais tu n'étais pas ma réalité et je n'étais pas la tienne.

Car je n'étais pas Sand et tu n'étais pas Musset.

À L-R. C.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 03:04

Feu

Lorsque l'objet de son désir s'en va, emmène-t-il avec lui le désir qu'il suscite ? Peut-on le retenir par ces filaments volatiles qui nous relient, malgré nous ? Peut-on le rappeler à soi pour que jamais il ne nous échappe ?
Que devient l'étincelle qu'il a fait jaillir ? Que devient la flamme qu'il a allumée ?

Et lui, ce désir, que devient-il ? Couve-t-il sourdement, pulse-t-il dans sa cage, bat-il comme le coeur, bout-il comme le volcan ?

Et elle, que devient-elle ? Se consume-t-elle, se consomme-t-elle, se tord-elle dans ce brasier, est-elle dévorée par ce feu ?

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 21:01

... et pendant que son corps se tend et que le désir la dévore, c'est son image qu'elle a au fond des yeux et c'est son nom que son coeur hurle... et son âme saigne et pleure que ce ne soit pas lui mais un autre qu'elle a choisi.
De folie elle enrage et voudrait courir se réfugier dans ses bras, mais comment pourrait-elle ? Il n'est pas là et ne pense pas à elle.

Peu importe. Elle L'attendra.

Well I came home
Like a stone
And I fell heavy into your arms
These days of dust
Which we've known
Will blow away with this new sun

But I'll kneel down
Wait for now
And I'll kneel down
Know my ground

And I will wait, I will wait for you
And I will wait, I will wait for you

So break my step
And relent
Weel you forgave and I won't forget
Know what we've seen
And him with less
Now in some way
Shake the excess

'Cause I will wait, I will wait for you
And I will wait, I will wait for you
And I will wait, I will wait for you
And I will wait, I will wait for you

Now I'll be bold
As well as strong
And use my head alongside my heart
So tame my flesh
And fix my eyes
That tethered mind freed from the lies

And I'll kneel down
Wait for now
I'll kneel down
Know my ground

Raise my hands
Paint my spirit gold
And bow my head
Keep my heart slow

'Cause I will wait, I will wait for you
And I will wait, I will wait for you
And I will wait, I will wait for you
And I will wait, I will wait for you

I will wait, MUMFORD & SONS
Babel (2012)

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 23:37

Ô Toi !
Toi sans qui ma vie ne serait plus un songe, Toi pour qui mon coeur bat contre ton coeur, Toi dont un regard me fait perdre la raison...
Comment Te dire que je ne cesse de penser à Toi ? Comment T'écrire ce que je ressens pour Toi ? Comment mettre en mots ce que Tu m'inspires ?
Chaque seconde je me sens près de défaillir, à tout instant mon corps frissonne de plaisir. Et j'expire.
Je ne sais plus si je T'ai rêvé ou si Tu es ma réalité, je ne sais plus qui du vécu ou de l'inventé est vérité. Je suis perdue.

Je Te sens, là.
Le bout de tes doigts posés sur ma nuque, tes mains qui m'enlacent, tes lèvres qui m'embrassent.
Je voudrais vivre et mourir pour Toi.

Mais Tu n'existes pas.

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 09:30

Ton souvenir s'efface...
Et pourtant mon corps porte encore en lui le goût de tes baisers, l'odeur de ton cou, la chaleur de ton étreinte, tes paroles qui étaient comme une caresse, et cette lueur dans ton regard qui était la porte ouverte de ta vie.
Nous étions sur la route de la découverte, de nous-mêmes et de nos mondes, là-haut dans cette montagne enneigée. Nous fuyions pour mieux nous trouver, pour nous isoler. Pour mieux nous aimer.
Nos mains se cherchaient sans cesse, nos souffles s'appelaient, nos coeurs cognaient si forts qu'ils résonnaient en nous et autour de nous.

Nous étions ensemble, enfin. Libres de se désirer. Libres se de consumer l'un pour l'autre.

Nous étions les enfants de ce siècle.

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