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  • : Detout & Derien dans ce monde en cool-heure, un signe, des maux, avant que ma mémoire ne s'affaisse ou que mes yeux ne s'effacent...
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 15:05

Il se réveille en sursaut, comme chaque nuit depuis sept jours.
Il voudrait comprendre, il ne sait plus où il est.
Rêve ?
Réalité ?
Petit à petit ses perceptions s'affinent, deviennent plus nettes et il réalise qu'il est dans son lit, dans sa chambre, dans sa maison. C'est une petite maison de pierres en bordure de forêt, au calme, loin de la ville et de ses habitants. Il a toujours été solitaire et cela lui convient parfaitement.

Son esprit est encore flou, son corps frissonne.

Comme chaque nuit depuis sept jours, il a rêvé d'Elle. Il ne sait pas qui Elle est, et pourtant, il est certain de La connaître, depuis un temps qui ne peut être compté. Le décor de son rêve lui semble tellement réel qu'il ne sait que croire...
son corps ? sa tête ? les murs et meubles de sa chambre ?
ou son parfum à Elle ? son regard ? ses mains qui tremblent ?

Il y a sept nuits, Elle a éveillé son âme, donné vie à son coeur et fait battre son corps. Depuis sept jours, il ne pense qu'à Elle. Il La cherche sans savoir où chercher, il La questionne sans savoir que Lui demander, il La ressent sans pouvoir La toucher.
Son enveloppe se délite, son esprit s'effrite et sa souffrance n'a d'égale que son errance.

Il hurle son nom tel un loup, il pleure son absence comme un fou.

Demain le jour viendra où il comprendra que pour La retrouver il lui suffit de L'Aimer.
Demain sera le neuvième jour, demain il deviendra Amour.


À  ma Princesse-Etoile

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 13:53
SI

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser le rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.

Joseph Rudyard KIPLING
Ecrivain britannique
(Traduction d'André MAUROIS, écrivain français)
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 21:38
Ce soir, j'ai retrouvé ma chaussette. Ma chaussette violette ! Perdue depuis deux semaines, j'en avais un peu de peine. Elle était où, me direz-vous ? Elle était cachée sous le canapé. Elle a dû tomber quand je l'ai lavée et mise à sécher, pauvre abandonnée !
Elle est propre et sent bon, malgré sur elle tous les moutons.

En fait, ma chaussette n'est pas vraiment violette. Elle est blanche avec de violets liserés et me fait un tout petit pied. Sa jumelle sera contente de retrouver cette demoiselle !
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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 22:05
C'est une devanture comme on n'en trouve plus, d'une autre époque, d'un autre âge. Avec le temps, la couleur a passé, la peinture s'est écaillée, mais on devine encore l'enseigne aux lettres dorées. Bazar. Le r est enroulé et sa boucle s'étend et s'étire telle une arabesque entourant amoureusement l'ensemble. Une vitre poussiéreuse cache ses précieux trésors aux yeux trop curieux.
Lorsque la porte s'ouvre, elle chante son grincement, mélodie entendue depuis tant d'années qu'elles ne se comptent plus. Un carillon bat la cadence et informe d'une présence.
On entre dans un sanctuaire qui n'est plus, on est à la frontière de temps révolus. Un reflet lumineux au fond de la boutique attire, le chemin est semé d'embûches pour y parvenir. Le regard ne sait où se poser, les mains volent et veulent tout toucher.
Des plumes ivoires, un corbeau noir, un vieux grimoire. La magie opère déjà.
Une robe du soir, un encensoir, un vieux miroir. Quelle diva !

Des cartes et un tarot traînent dans un coin, des livres s'amoncellent pas très loin. Une poupée, un drapeau, une épée, un landeau, un cahier, des photos... Jouets abandonnés, antiquités, cadeaux cassés et objets trouvés, même un grand sac ne contiendrait pas tout ce bric-à-brac.

Rêves et espoirs, secrets et histoires, elle se perd et se trouve, se ferme et s'entrouvre... elle est enfin arrivée au sein de ce monde oublié.
Elle sait, elle reconnaît, elle danse au coeur de son enfance.

Quelque part dans l'ombre se tient un homme. Haut, fin, aquilin, costume à rayures, droite stature, peau translucide mais regard lucide. Il attend, en silence, que la fête commence. Il l'ensorcelle et l'hypnotise, jeune demoiselle, elle tombe sous son emprise. C'est un délice, c'est un supplice.

Une horloge sonne l'heure. Ils doivent se quitter et le font en douceur. Elle reviendra, maintenant qu'elle connaît le chemin bizarre de son étrange bazar.
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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 17:16
« Le peu que je sais, c'est à mon ignorance que je le dois ».
Sacha GUITRY
Comédien, dramaturge et metteur en scène français
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 13:39
« Ce n'est pas le but qui est intéressant, ce sont les moyens pour y parvenir ».
Tiré de Le jour et la nuit, Cahiers (1917-1952)
Georges BRAQUE
Peintre et sculpteur français
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 09:28
Il est de ces journées qui se confondent avec la nuit. Aux premières lueurs de l'aube, le ciel s'éclaircit et fait place à cette couleur blanche tirant sur le gris, nuages et voûte laissant tomber la pluie.
Assise à son bureau, regardant par la fenêtre du monde, elle repose ses yeux et savoure cet instant précieux. Ce pourrait être un nouveau tour, une fin de jour, elle aime pareillement ce silence et ce gris. Elle pense ainsi et laisse s'envoler son esprit.

Soudain éclate le bruit et se déchire la nuit, cesse sa rêverie. Elle se replie, se remplit et ... sourit.

Quelqu'un a allumé la lumière. La journée de travail commence.
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 13:39
... ou tout du moins, les étoiles. Tant pis si je rate la Lune.
Et pour mieux La décrocher justement, je vais commencer mon voyage sur la voie de l'écriture. Sans la lumière du travail, talent et passion ne sont que des feux éteints qui nous font nous endormir (sur nos lauriers) et perdre de vue nos rêves. Il est temps de se réveiller !

Un post pas jour. Ce n'est pas si dur.
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 12:10
« La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue quand on les poursuit ».
Oscar WILDE
Ecrivain irlandais
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 15:24
Il était une fois une mère Michèle qui n'avait pas perdu son chat mais son cadeau de Noël envoyé par sa fille.
Il était une fois une belle-mère qui avait trouvé des timbres mais pour le pays où habitait sa belle-fille.
Il était une fois une belle-fille qui attendait un chat mais qui reçut un colis de Noël de la mère Michèle.

La boucle fut bouclée, les timbres furent timbrés et le colis envoyé. Ouf ! La mère Michèle put retrouver son cadeau et la belle-fille son chat. Quelle ne fut pas leur joie !

C'est ça, l'esprit de Noël.
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