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Qui Je Suis

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 22:03
Toutes ces petites choses qui me faisaient me sentir si bien avec toi et me faisaient croire que notre histoire allait continuer…

Qu’on porte des lentilles tous les deux et des lunettes, qu’on soit si mal foutus et qu’on ait des problèmes de dos, toi et ta hanche, moi et mes genoux, qu’on ait les mêmes goûts musicaux, qu’on s’entende si bien pendant le temps passé ensemble, que tu me chauffes, que tu fasses des grimaces, qu’il y ait les séances chatouilles, qu’il y ait les séances câlins avec tellement de tendresse que je n’arrivais pas à y croire et réaliser ma chance, que tu aies pris la taille de mes doigts pour y glisser une éventuelle bague, que tu aies eu les larmes aux yeux lors de mon dernier départ, que tu me fasses partager un peu de ton quotidien même à distance, que tu ne m’aies pas jugée, que tu m’aies acceptée telle que je suis, ton rire, ton sourire, ton geste si caractéristique quand tu te touches les pattes de tes cheveux, ton corps qui me plaît tant, tes yeux verts magnifiques, tes cris quand tu fais ton « autiste », la façon dont tu aspires la fumée de tes cigarettes, ton appartement où je m’y sens si bien, que tu sois attentif et compréhensif, que tu me conseilles et m’aides à être sérieuse aussi, que tu nous aies emmenés au « Bosc El Fades », que tu m’aies offert une belle image de fée puis une fée, que tu me dises que je t’ai manqué un peu, que tu m’aies appelée « ma chérie » ou « bibiche », tes gémissements quand tu jouissais en moi, et ton sourire juste après avoir fait l’amour qui me faisait me sentir importante pour toi, que tu te sois inquiété quand j’arrivais plus tard au travail, nos regards complices quand on entendait « Somewhere over the rainbow », ma tête sur tes genoux ou la tienne sur les miens quand nous regardions un film, qu’on soit assortis, que tu me fasses partager ta joie de voir un match de foot ou de rugby et le stress qui va avec, que je sois la première avec qui tu aies accepté de ne plus te protéger pour faire l’amour, que je sois celle avec qui tu aies eu la plus longue histoire, que tu m’aies écrit lors de notre week-end à Barcelone sur notre boîte de thé, que tu sois jaloux un peu, que nous nous soyons toujours respectés, que l’on ait découvert ensemble différentes façons de se prendre et se donner, que tu m’aies initiée au poker, que tu m’aies fait découvrir « OK Cowboy » et rencontrer virtuellement ton frère, qu’on ait choisi ensemble un cadeau pour l’anniversaire de ta sœur, que tu t’approches doucement de moi et souffle dans mon cou pour me donner des frissons et que ça te fasse rire, avec joie sans sucre, nos listes délirantes de ce qu’on aimerait faire, avoir, ou être, « Hey, I’ve been trying to meet you »,  que l’on ait croisé nos verres pour boire notre mousseux au bar au mois de juillet, les parties de Freecell que je commençais et que tu terminais, nous chantant à tue-tête dans ta voiture du Mademoiselle K, ou discutant sérieusement et à demi-mot, les Arlequin évidemment, les fontaines du château du roi à Barcelone et la magie partagée de la lumière et de la musique au crépuscule, notre discussion qui a suivi à propos de Miossec et Jeff Buckley, les changements de place dans ton lit rien que pour m’embêter, les « t’auras rien de moi » et ensuite « tu sais bien que tu as tout de moi en pensées et en rêves », quand tu m’appelles « Petite », qu’on mette de la musique tous les deux pour s’endormir, Pigeonny (j’espère qu’il va bien au passage), mon « arf » qui te fait toujours rire,


Regarde il gèle
Là sous mes yeux
Des stalactites de rêve
Trop vieux
Toutes ces promesses
Qui s’évaporent
Vers d’autres ciels
Vers d’autres ports

Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t’aime trop fort mon Ange, mon Ange

De mille saveurs
Une seule me touche
Lorsque tes lèvres
Effleurent ma bouche

De tous ces vents
Un seul me porte
Lorsque ton ombre
Passe ma porte

Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t’aime trop fort mon Ange, mon Ange

Prends mes soupirs
Donne-moi des larmes
A trop mourir
On pose les armes

Respire encore
Mon doux mensonge
Que sous ton souffle
Le temps s’allonge

Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t’aime trop fort mon Ange, mon Ange

Seul sur nos cendres
En équilibre
Mes poumons pleurent
Mon cœur est libre

Ta voix s’efface
De mes pensées
J’apprivoiserai
Ma liberté

Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t’aime trop fort mon Ange, mon Ange

Le Tunnel d’Or, AARON
Artificial Animals Riding On Neverland (2007)


Pourquoi est-ce si douloureux ?
Pour toutes ces petites choses…
Parce que c’était la première fois que… Il y a toujours une première fois dans chaque relation et c’est ce qui lui donne sa magie, c’est ce qui fait qu’on s’y accroche et peut-être dans mon cas m’y cramponne.
Je croyais que sans toi le monde serait beaucoup plus triste. Parce que j’aime tout de toi et que j’ai appris à voir par nos yeux, à goûter par nos lèvres, à sentir par nos corps. Je croyais aussi que je m’en remettrais avec beaucoup de temps. Parce que, c’était la première fois que l’on ne me jugeait pas, que l’on m’acceptait telle que je suis sans me demander d’être mieux, parfaite. Parce que c’était la première fois que je me suis sentie libre. Et parce que c’est toi qui m’y a initié.
J’ai donné et pris librement, sans jamais ressentir de culpabilité ni remords.
Merci A.. de m’avoir aimée librement et de m’avoir permis de t’aimer librement.
Je suis surprise aujourd’hui. Je suis triste aussi parce que ce que tu m’as donné fait désormais partie des souvenirs. Mais je suis toujours là, en un seul morceau. J’ai compris le sens du 1+1=2 ou 3, sais-tu ? Avant chez moi le 1+1 était égal à 1. Je me sentais complète et entière avec toi. Pourtant, maintenant que tu n’es plus là, je ne m’en sens pas moins diminuée. Je m’examine, je me regarde, et j’existe toujours, sans brisures ni cassures. Comment as-tu pu faire cela ? En jetant un coup d’œil en arrière et sur le mois de mars lorsque tu m’as connue, je ne me vois plus. Je ne suis plus cette E. là, j’ai trop changé depuis. J’ai grandi, mûri. Je me sens plus sûre de moi, plus en confiance. On dit toujours que les épreuves nous renforcent. Mais celle-là ne m’a pas brisée. Pourquoi ? Tu SAIS, même si j’ai des regrets que notre histoire s’achève, je me sens plus étoffée. Je ne perds pas pied. Comment cela se fait-il ? Je te l’avais bien dit que tu es formidable !
Ne t’en veux de rien A.., car il n’y a rien à te reprocher. J’ai apprécié ta sincérité. Garde-la précieusement. Et va de l’avant. N’aie pas peur de te projeter un peu, ne sois pas effrayé de t’engager. Tout peut se faire et se défaire. L’essentiel étant de toujours être en accord avec toi-même, au plus profond de toi.
Tu m’as apporté beaucoup, en me permettant de me révéler moi-même. Merci infiniment.
Prends soin de toi à l’avenir, continue sûrement ta route, et qui sait, peut-être nous croiserons-nous à nouveau au détour d’un chemin ?
Je t’embrasse bien tendrement.

Petite, E.

Décembre 2007

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