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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 22:42

Maintenant je te demande de fermer les yeux et de te relaxer.

(Elle feme les yeux).

Lorsque les yeux sont ouverts, ils regardent l'extérieur, lorsqu'ils sont fermés, ils sont tournés vers l'intérieur.
Je veux que tu te concentres sur les sensations de ton corps : tes mains posées sur tes genoux, le souffle qui parcourt ton corps, de la pointe de tes pieds jusqu'à la racine de tes cheveux. Ainsi, tu peux te relaxer davantage encore. Pense aux muscles de ta nuque qui se détendent. Pense aux muscles de ton visage qui se détendent. Pense aux muscles de ton dos qui se détendent. Et ainsi, tu se sens encore plus relaxée. Concentre-toi sur ta respiration. Sens l'oxygène qui entre par ta bouche, descend jusqu'à tes poumons et va jusque ton coeur. Sens ta poitrine qui se soulève.

(Son souffle se ralentit).

Tu es maintenant complètement détendue. Et tu visualises une colline, que tu es en train de descendre. Ni rapidement ni lentement, à ton rythme, tu descends cette colline. Tu sens l'herbe que foulent tes pieds. Tu sens l'air qui te caresse le visage. Tu sens tes jambes qui font les efforts nécessaires pour que tu descendes cette colline.
Au pied de cette colline, se trouve un chemin boisé. A ta droite ou à ta gauche. Là où tu le vois. Ni loin ni près, mais à une certaine distance. Lorsque tu visualises ce chemin, je voudrais que tu me le signales en levant l'index.

(Elle soulève son index droit).

Tu visualises ce chemin boisé et tes pas t'y portent doucement. Ni trop vite ni top lentement mais à ton rythme. Tu es à l'orée de ce chemin. Maintenant je voudrais que tu me dises ce que tu ressens. Tu peux parler.

(Elle parle. Sa voix est basse et lente.
Elle se sent bien. Elle est curieuse de ce chemin, elle sent qu'il y a là-bas au bout quelquechose qui l'attend. Elle sent qu'elle se trouve là où elle doit être).

Bien bien. Si tu sens bien alors tu commences à marcher sur ce chemin. Tu regardes les arbes qui t'entourent, tu entends les insectes qui font mille bruits, tu sens le craquement de la mousse sous tes pieds.
Qu'est-ce qu'il y a au bout de ton chemin ?

(Elle répond.
Il y a un arbre au bout son de chemin).

Comment est-il cet arbre ? Est-ce qu'il est couvert de feuilles et de fleurs ? Est-ce que c'est un arbre fruitier ?

(Elle répond à nouveau.
Ce n'est pas un arbre fruitier. C'est un arbre dénudé, tordu, vieux. Il est là depuis des siècles et il sera là encore des siècles. Il lui fait penser aux arbres présents dans le monde de Tim Burton. Il est sans feuilles, sans fleurs. Comme à l'automne ou au début de l'hiver. Il porte sur lui les marques du temps : les insectes qui l'ont mangé un peu, ceux qui y ont résidé, les oiseaux qui lui ont rendu visite. Le vent qui a dénudé ses branches, la pluie qui a battu contre son tronc, le soleil qui a fait pousser ses racines. On ne les voit pas, ses racines, mais elles sont là, on les sent. On sent que l'arbre est ancré et qu'il est relié à la Terre).

Qu'est-ce que tu ressens quand tu contemples cet arbre ? Est-ce une sensation agréable ou désagréable ?

(C'est une sensation agréable. Elle sent qu'il est bon. Comme un ami).

Puisque tu sens que cet arbre est bon, tu t'en approches maintenant. A ton rythme. Et tu lèves un bras pour le toucher et tu poses ta main contre son tronc.
Qu'est-ce que tu ressens maintenant que tu touches cet arbre ?

(Elle n'a plus de mots, plus de paroles. Les larmes parlent pour elle. De grosses larmes, de vieilles larmes, qui étaient là, enfouies depuis des années et qui attendaient leur moment pour sortir et s'écouler enfin. Après plusieurs minutes d'un chagrin déchirant qui finit par s'épuiser, elle parvient à parler.
C'est comme un ami qui l'attendait depuis des années, qu'elle a enfin retrouvé. Une reconnaissance infinie, mutuelle).

Il ne dit plus rien mais il l'écoute. Il écoute le dialogue silencieux qui s'établit entre eux. Intérieurement, il est heureux de l'avoir aidée à marcher sur son chemin.

Kaléïdos-Coop
Image de la semaine du 22 octobre 2012.

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